Argent Roi : La ville de Paris doit retirer sa subvention au PSG

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Communiqué de presse – Jean-François Martins, Conseiller de Paris MoDem

Le Paris Saint Germain, par son mode de gestion, par les montants mirobolants versés aux joueurs et aujourd’hui à l’entraineur, ressemble de plus en plus à une entreprise privée à but  très lucratif. Les annonces de ces derniers jours des salaires de messieurs Beckham et Ancelotti sanctifient l’argent roi et confirme que le PSG n’a nullement besoin du denier public pour fonctionner

C’est pourquoi j’appelle la Ville de Paris à revenir sur l’attribution de la subvention annuelle qu’elle verse au Club et que cette somme de 2millions d’euros soit affectée prioritairement à la rénovation d’équipements sportifs de la Capitale et à l’aide à l’accès au sport amateur. C’est dans ce cadre, que la ville accomplira réellement sa mission de service public de mise en accès du sport au plus grand nombre.

Je déposerai au prochain Conseil de Paris un voeu en ce sens.

Partenariat public-privé à Paris : Une bonne idée, si cela était bien fait !

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Afin de respecter le Plan Climat adopté par la Ville et d’engager les travaux d’aménagement des écoles pour réduire leur consommation énergetique, la Ville de Paris a décidé d’engager un « Contrat de Performance Énergétique » lui permettant de signer un partenariat public privé pour ces travaux.

Malheureusement la ville fait ce choix de Partenariat Public-Privé sans mesurer les conséquences concrètes de ce choix et donc fait de cette belle idée un probable échec.

Retrouvez ci dessous mon intervention en Conseil de Paris sur le sujet

Monsieur le Maire, Chers collègues,

La délibération soumise aujourd’hui sur le contrat de partenariat de performance énergétique est évidemment un enjeu important dans le cadre de ce Plan climat.

Nous le rappelions lors du débat de juillet 2010 : les bâtiments publics de la Ville de Paris représentent 7 % à 8 % des émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble des bâtiments dans Paris. Ainsi, intervenir pour réduire notre dépense énergétique sur les bâtiments de la Ville est un enjeu majeur, autant d’efficacité énergétique que d’exemplarité politique.

Je ne suis pas, contrairement à d’autres dans cet hémicycle, un opposant idéologique et dogmatique au partenariat public-privé. Cependant, pour que ce partenariat se justifie dans sa pertinence, dans son coût et dans son efficacité, il y a quatre conditions, me semble-t-il, que je voudrais souligner sur ce contrat spécifique.

La première est d’avoir la certitude que l’autorité publique, la Ville de Paris, ne peut pas faire mieux ou aussi bien que le privé.

La deuxième est que le partenariat public-privé est intéressant dans la mesure où il est capable de faire réduire les dépenses de la Ville et où le coût est plus intéressant en passant par le privé qu’en faisant nous-mêmes.

Troisièmement, le partenariat public-privé est acceptable et pertinent s’il garantit le maintien des externalités sociales et environnementales de la maîtrise publique.

Enfin, dernier élément, surtout, le partenariat public-privé n’est acceptable que s’il permet à la Ville sa liberté d’évaluer, de réévaluer et le cas échéant, de changer de prestataire ou de mode d’intervention.

Sur ce contrat spécifique de performance énergétique, je dois reconnaître que ces quatre conditions ne sont pas strictement remplies.

La première, avoir la certitude que la Ville ne pouvait pas faire mieux ou aussi bien qu’un partenaire privé en la matière, à l’exception évidemment de la formation des personnels et du niveau d’exigence technique et scientifique qu’imposent ces nouveaux travaux de performance énergétique, sur 20 ans, on avait largement le temps de former à la Ville de Paris des agents, un corps d’ingénieurs spécifiques et qualifiés pour intervenir dans les écoles.

Deuxième élément, pour qu’un partenariat public-privé soit pertinent en la matière, c’aurait été de faire un gain de coût évident et important pour la Ville de Paris. Les premières estimations que vous nous donnez et celles que nous avons faites laissent plutôt à penser un surcoût de 10 % à 12 % par rapport à une intervention publique.

Troisième élément, le maintien des clauses sociales – je l’avais souligné en Conseil d’arrondissement du 14e et je le souligne à nouveau ici, – nous allons intervenir sur 100 écoles pendant près de 20 ans.

Nous avons une chance, quand nous intervenons en tant que Mairie de Paris, c’est celle de pouvoir imposer à nos prestataires des clauses sociales, et notamment de faire intervenir des chômeurs de longue durée, de pouvoir intégrer des personnes du handicap.

Dans ce contrat de performance énergétique, nous n’imposons au partenaire, en l’occurrence NOV’ECOLES, aucune clause sociale et environnementale que nous imposons habituellement dans les C.C.P.A.P. des travaux habituels. Malheureusement, cela veut dire que l’on a une externalité sociale et environnementale moins maîtrisée qu’en cas d’intervention publique classique.

Dernier élément, un partenariat public-privé se justifie quand on a la capacité de pouvoir faire machine arrière, de pouvoir réévaluer en cours de contrat et de se poser la question de manière annuelle de la pertinence du coût et du mode d’intervention.

Ce contrat sur 20 ans, là où votre majorité, Monsieur le Maire, depuis qu’elle est là, depuis 2001, cherche à réduire à juste titre les concessions, à réduire la durée des délégations de service public, et revoir ici un contrat pour 20 ans, qui nous lierait pour 20 ans sans savoir ce que seront l’avenir du bâtiment ou des finances de la Ville me paraît pour le moins hasardeux.

Pour toutes ces raisons, elles ne sont pas dogmatiques, je ne suis pas opposé aux partenariats public-privé, mais il me semble que celui-ci est mal monté, et je m’y opposerai.

 

Biodiversité, un acte majeur pour Paris ville durable

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Mardi 15 novembre, le conseil de Paris était appelé à voter le Plan Biodiversité pour la Ville. Un plan ambitieux et nécessaire qui méritera dans l’avenir une programmation budgétaire concrète.

Ci dessous mon intervention en Conseil de Paris

Monsieur le Maire,

L’urbanisation exponentielle et la densification des villes durant les cinq dernières années nous interrogent chaque jour sur notre rapport à la ville, sur notre rapport à l’Homme, notre organisation de la société et de l’aménagement du territoire.

Au-delà de ces questions urbanistiques, la densification des villes doit également nous interroger sur notre rapport à la nature, à l’environnement et à nos écosystèmes. L’éloignement progressif des lieux d’habitation et de la nature, la distance croissante entre nos lieux de résidence et les lieux de production végétale et animale nécessaires à notre subsistance rendent de moins en moins concret et de moins en moins évident notre rapport pourtant essentiel à la nature.

De ce point de vue, une capitale comme Paris se doit d’être exemplaire et responsable en matière d’environnement et donc de biodiversité.

Après le Plan Climat, adopté en 2001, la Ville de Paris s’honore aujourd’hui d’une nouvelle étape dans sa stratégie d’être une ville responsable, durable, mieux intégrée à son environnement et soucieuse des générations futures.

Au-delà de l’intention, que je salue, je tenais à souligner ce matin la qualité de ce plan, dans son approche comme dans son exécution.

Dans son approche, car vous avez fait le choix de penser la biodiversité comme un élément transversal à intégrer dans l’ensemble des opérations de la Ville et en particulier à imposer dans les cahiers d’aménagement urbain, dans les opérations d’urbanisme et dans les modes d’intervention de la Ville et de ses partenaires dans l’espace public.

Car, vous le savez, Monsieur le Maire, c’est en sortant de l’écologie gadget pour entrer dans l’écologie comme pilote des politiques publiques que nous changerons réellement nos modes de vie et notre impact sur la planète.

Je le salue dans son intention mais aussi dans son exécution, car ce plan se base, me semble-t-il, sur une approche réaliste.

Réaliste parce qu’il se base sur les atouts de Paris : ses bois, ses espaces verts, qui sont valorisés. Il valorise la réalité de notre patrimoine avec notamment la requalification de la Petite Ceinture et il n’oublie pas la dimension nécessairement métropolitaine de cette question, en intégrant la question de la continuité écologique avec nos villes voisines.

Je regrette très rapidement trois absences :

- la première est une approche peut-être plus défensive qu’offensive. L’ensemble du plan est quand même essentiellement centré sur la préservation et trop peu sur la réintégration d’espèces végétales et animales dans les espaces naturels de Paris.

- la deuxième est une absence d’objectif chiffrés et concrets sur deux, trois éléments qui me paraissent pourtant essentiels et qui ne concernent pas que la biodiversité mais l’ensemble de l’environnement à Paris : c’est la question de la baisse de la pollution sonore et lumineuse, qui ne fait pas l’objet d’objectifs concrets.

- dernière absence, qui s’adresse évidemment à Mme GIBOUDEAUX, dont je salue le travail, mais peut-être aussi à M. GAUDILLÈRE : il n’y a pas, dans ce plan, une programmation budgétaire qui s’y associe pour démontrer que notre effort sera pluriannuel, durable et sanctuarisé dans le temps, indépendamment des majorités qui seront à l’œuvre pour la décennie qui vient, car ce sujet dépasse, je le crois, le choix de majorité.

Mais j’approuverai ce plan, comme je l’ai expliqué.

 

Chantier des Halles : Trop incertitudes et trop peu de clarté !

Crédits photo - projetleshalles : http://www.projetleshalles.fr/

Alors que Bertrand Delanoé et Anne Hidalgo avait planifié une communication sur l’état d’avancement du chantier des Halles, l’éxecutif municipal n’a apporté aucune réponse aux grandes questions que posent aujourd’hui le chantier des Halles. Budget à la dérive, questions de sécurité, opacité architecturale… Anne Hidalgo ne veut pas répondre au besoin de transparence sur cette opération d’aménagement qui coûtera pourtant près d’1 Milliard d’Euro.

 Crédits photo – projetleshalles : http://www.projetleshalles.fr/

Monsieur le Maire, chers collègues, je ne veux pas nourrir plus la polémique, et le sujet est trop important puisqu’il concerne le cœur de Paris, un lieu de vie et d’emploi pour des milliers de Franciliens, mais je constate que les Conseils de Paris sur les Halles se suivent et se ressemblent avec, pas une volonté polémique de notre part mais une volonté d’avoir des réponses à un certain nombre de questions et à un certain nombre d’incertitudes qui planent systématiquement.

On ne veut pas faire porter à Anne HIDALGO la responsabilité des problèmes techniques de chantier. On sait, Madame HIDALGO, que vous n’avez ni casque, ni gilet orange… je sais que vous n’êtes pas responsable.

Mais pour autant, vous êtes responsable de nous informer des points d’incertitude et de faire la clarté sur ce qui est aujourd’hui flou dans ce projet. Laissez-moi vous en citer quelques-uns

Le premier n’est pas un flou, c’est ce que je considère comme un drame politique, c’est le péché originel d’avoir vendu les Halles à Unibail et d’avoir mis la Ville dans une situation où elle n’a plus de capacité d’intervention publique au cœur de Paris.

Deuxième incertitude politique, c’est globalement l’opacité du projet. On est maintenant deux ans et demi après les premières délibérations qui nous ont permis d’avancer et pour autant, aucun d’entre nous, à votre exception, Madame HIDALGO, n’a pu voir à quoi allait ressembler le projet définitif, la Canopée, et même le jardin plat.

Deuxième incertitude : elle est urbanistique et juridique. Juridique, ce dossier est un flot incessant d’incertitudes juridiques qui va de décision du tribunal administratif en décision du Conseil d’État, les jardins, la sécurité…

Jour après jour, on se rend compte que les tribunaux aussi valident et constate l’incertitude et le flottement dans les délibérations.

Et puis, au-delà de cela, une incertitude urbanistique qui a commencé il y a déjà très longtemps, puisque le choix du projet MANGIN s’était fait notamment sur le choix du jardin, d’un fameux jardin plat, qu’il y a maintenant un an et demi vous affirmiez ne plus être possible à l’époque, rappelez-vous, à cause des élégissements sur lesquels nous n’avons toujours pas obtenu de réponse sur les modifications qu’ils avaient apportées au projet architectural.

Dernière incertitude, beaucoup de mes collègues l’ont relevé aujourd’hui, c’est l’incertitude financière. D’un projet à 200 millions d’euros dont parlait Jacques BOUTAULT, à celui à 760 millions T.T.C. dont parlait M. LEGARET il y a encore deux ans, nous sommes bientôt au 1 milliard d’euros T.T.C. – puisque personne n’a osé dire le chiffre, affirmons-le sans ambages – dont les quelques million d’euros qui nous restaient pour couvrir et provisionner les aléas ont été largement dépensés – près de deux tiers pour repenser cette canopée qui était visiblement pas techniquement réalisable dès le départ.

Or, les aléas, il y en a déjà eu beaucoup : Jacques BOUTAULT en a rappelés, je viens de parler des élégissements, il y a les problèmes de sécurité que nous voyons au quotidien.

La question n’est pas de tout remettre en cause ; la question n’est pas d’opposer les progressistes et les conservateurs, ceux qui voudraient changer le cœur de Paris et ceux qui ne le voudraient pas.

La question est d’opposer ceux qui veulent qu’un projet aussi important pour Paris et pour la métropole parisienne se fasse dans la transparence, la clarté, la certitude, et dans un coût budgétaire responsable pour les Parisiens.

Merci.

Crédits photo – projetleshalles : http://www.projetleshalles.fr/

Délinquance à Paris : Guéant le tartuffe !

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Le Ministre de l’Intérieur Claude Guéant a annoncé aujourd’hui un plan pour lutter contre la délinquance roumaine. Outre le sentiment d’indignation que provoque chez moi l’idée de mesures contre la délinquance spécifique à une ethnie ou une origine, ce plan est une nouvelle fois une tartufferie de la part de Claude Guéant.

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